Le bandage, c’est tout un art

 

Article par Alexandre Terrini pour ffboxe.com

Le 11 octobre, la Formation Cutmen Nationaux a dispensé, en distanciel, la première formation destinée aux arbitres sur les
caractéristiques exigées d’un bandage de boxe professionnelle. La chose
n’a, en effet, rien de superflu. 

Certains arbitres appelés à officier lors de galas professionnels ont besoin de mieux se familiariser avec les bandages et les soins adaptés
aux boxeurs pros. C’est pourquoi, il est prévu qu’à compter de l’année
prochaine, le cursus pour exercer à l’échelon interrégional comporte un
module sur le sujet sous forme de webinaire. En attendant, des sessions
ont été programmées à l’intention des officiels déjà diplômés quel que
soit leur niveau. Celle qui a eu lieu début octobre a attiré
trente-quatre participants. Elle a été assurée, par écrans interposés,
par Laurent Boucher et Franck Romeo dans le cadre la Formation Cutmen
Nationaux, partenaire de la FF Boxe.

L’objectif était de diffuser auprès des intéressés une information commune et standardisée afin que tous soient au même niveau de
connaissances et en capacité d’homologuer ou pas un bandage selon des
critères précis et objectifs. Dans cette optique, un tutoriel vidéo,
réalisé par la FCN, leur a été diffusé afin de leur montrer comment un
bandage doit être effectué non seulement pour être le plus amortissant
possible mais surtout pour être réglementaire.

La gaze et l’adhésif, les deux seules matières autorisées

A ce titre, différents points relatifs à sa conformité leur ont été rappelés. En particulier :

- l’interdiction de poser de l’adhésif (tape) sur la tête des métacarpes pour ne pas durcir cette partie du poing, ce qui risquerait
de blesser à la fois l’adversaire et le boxeur lui-même. En revanche, il
est possible de recouvrir de tape le poignet, la partie dorsale de la
main, voire les inter-doigts.

- Les deux seules matières autorisées pour faire un bandage sont la gaze (extensible ou pas) et donc l’adhésif.

- Le bandage ne doit pas être humide une fois posé afin de ne pas, ensuite, durcir au séchage ni faire plus mal à l’impact.

- Le feuilletage, qui consiste à poser alternativement une couche de gaze et une d’adhésif, est prohibé. La gaze doit être déroulée en
premier puis recouverte partiellement d’adhésif.

- L’interdiction de poser de l’adhésif a même la peau, par exemple pour faire un strapping.

Toutes ces dispositions sont d’autant plus aisément vérifiables quand l’officiel peut assister à la mise en place du bandage, ce qui est, au
demeurant, imposé par les règlements de l’EBU et des fédérations
internationales lorsqu’un titre est en jeu.

Ce webinaire a, en outre, été un précieuse occasion de faire œuvre de pédagogie globale en évoquant la physiologie de la main et les zones
les plus exposées qui doivent être prioritairement protégées. Autre
point abordé, le rôle et les devoirs du cutman, lequel peut intervenir
uniquement lors de la minute de repos et non lorsque l’arbitre prononce
un stop afin de faire examiner une blessure par le médecin. Il n’était
pas inutile de le repréciser.

 

 

 

 

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